LIVRE – « PROCÈS DE LA DANSE »

OUVRAGE – IBRAHIMA KONE – 2026

Récit réflexif à forme judiciaire

Parcours, danse, construction de soi et regard critique

(manuscrit achevé – en recherche éditoriale)

 

PRÉSENTATION DE L’OUVRAGE

Procès de la Danse est né d’un questionnement construit au fil de plus de vingt-cinq années de relation avec la Danse : que fait-on de ce qui nous construit, lorsque ce qui nous construit nous interroge ?

Dans cet ouvrage, la Danse n’est pas abordée comme une simple pratique artistique. Elle devient une présence agissante, presque un personnage, convoqué devant une Cour pour répondre de la place qu’elle a prise dans un parcours personnel, artistique, professionnel et social.

Le texte adopte volontairement la forme d’un procès. Ibrahima KONE y porte plainte contre la Danse pour violation de domicile, mensonges aggravés, enlèvement et séquestration. À travers ces accusations se déploient des questions liées à l’enfance, au rapport au père, aux représentations culturelles, au départ de Côte d’Ivoire, à l’installation en France, à l’appartenance, à la reconnaissance, aux cadres professionnels et à la place accordée à l’expérience.

Mais le procès n’est pas construit à charge. Dans une seconde partie, la Danse prend elle-même la parole, répond aux accusations, conteste la responsabilité qui lui est attribuée et finit par porter plainte contre son accusateur. La Cour ne prononce pas de verdict définitif : le procès est suspendu, laissant au lecteur la possibilité de poursuivre lui-même l’interrogation.

Une démarche personnelle qui ouvre une réflexion plus large

Ce livre n’est ni un règlement de comptes ni une tentative de condamnation de la Danse.

Il part d’une expérience située et assumée comme telle. La forme judiciaire permet de rendre visibles des tensions, des influences et des mécanismes qui, dans un parcours, peuvent longtemps rester difficiles à nommer.

Il s’agit notamment d’interroger ce qu’une passion, un métier ou un engagement peut à la fois rendre possible, transformer, déplacer, apporter et coûter.

La Danse a ouvert des portes, permis des rencontres, des créations, des projets et une inscription professionnelle. Mais l’ouvrage refuse pour autant de considérer que tout ce qui s’est construit avec elle devrait échapper à l’examen critique.

Le livre cherche ainsi moins à désigner un coupable qu’à créer un espace de contradiction, de lucidité et de mise à distance.

Une construction en deux mouvements

L’ouvrage repose sur une confrontation entre deux points de vue :

  • la déposition d’Ibrahima KONE, qui formule les quatre chefs d’accusation et revient sur les différentes étapes de son parcours ;
  • la défense de la Danse, qui répond aux mêmes accusations, restitue sa propre lecture des faits et met à son tour en cause la responsabilité du plaignant.

Cette construction empêche le récit de se refermer sur une seule vérité. Le lecteur est placé au cœur de la contradiction.

Public concerné

Cet ouvrage peut notamment intéresser :

  • les artistes et professionnels de la culture ;
  • les personnes engagées dans une pratique artistique ou un métier construit autour d’une passion ;
  • les professionnels de l’éducation, du social et de l’accompagnement ;
  • les étudiants et chercheurs travaillant sur les parcours, l’expérience, l’identité, la transmission ou la reconnaissance ;
  • plus largement, toute personne qui s’interroge sur ce que ses engagements ont construit dans sa trajectoire.

(Télécharger un extrait du manuscrit)

AUTEUR

Ibrahima KONE

Chorégraphe, animateur socio-éducatif et socioculturel et concepteur de projets artistiques à visée sociale, Ibrahima KONE développe depuis plus de vingt-cinq ans une pratique construite au contact de publics, de territoires et de contextes institutionnels variés.

Son parcours l’a conduit à faire de la Danse à la fois un outil de création, d’intervention et de réflexion. Avec Procès de la Danse, il choisit cette fois de retourner le regard sur cette relation elle-même : non pour nier ce qu’elle lui a apporté, mais pour interroger ce qu’elle a produit, déplacé et laissé en tension.