Ibrahima KONE

 

IBRAHIMA KONE – PRESENTATION GENERALE

– Animateur socio-éducatif et socioculturel 

– Concepteur/développeur de projets

Décalé KonéDécalé Koné

Ibrahima KONE est animateur socio-éducatif et socioculturel, artiste intervenant et concepteur de projets à la croisée des pratiques artistiques et de l’action sociale.

Installé à Marseille, il développe depuis plus de vingt-cinq ans des interventions auprès de publics variés, dans des contextes éducatifs, médico-sociaux, associatifs et pénitentiaires. Son travail s’appuie sur le corps, le mouvement et la pratique artistique comme supports d’expression, de relation et de médiation.

Son parcours ne résulte pas d’un projet initialement défini. Il s’est construit progressivement, au fil des expériences de terrain, des rencontres et des situations humaines traversées. Sa pratique de la danse l’a conduit à intervenir dans des contextes où la relation, la présence et le lien deviennent des enjeux centraux.

Au fil des années, cette pratique s’est structurée pour donner naissance à une démarche d’accompagnement par les arts, qu’il formalise aujourd’hui sous le nom de « A.C.T. – Art pour Chacun et pour Tous ».

Cette démarche repose sur une approche non prescriptive de l’intervention, fondée sur l’observation, l’écoute et l’émergence des propositions des participants. Elle mobilise le corps comme premier espace d’expression, la parole comme prolongement de l’expérience vécue, et la relation comme espace de transformation individuelle et collective.

À travers ses projets, Ibrahima Koné conçoit des dispositifs adaptés aux contextes dans lesquels il intervient. Il ne s’agit pas de reproduire des formats existants, mais de construire des cadres permettant aux personnes de s’exprimer, de se rencontrer et de participer à des processus de création collective.

Son travail s’inscrit dans une recherche constante de cohérence entre engagement artistique, action sociale et responsabilité citoyenne.

Les projets qu’il développe s’organisent autour de dynamiques de rencontre entre publics, pratiques et institutions. Cette approche a donné naissance à plusieurs dispositifs structurants, parmi lesquels « A.C.T. – Art pour Chacun et pour Tous », « D.R.E.P.A. » ou encore « D.R.E.M.E. », conçus comme des réponses aux enjeux d’expression, de lien social et de bien-être dans des contextes variés.

Aujourd’hui, son travail vise à la fois la mise en œuvre de projets de terrain, la transmission de sa démarche auprès de professionnels, et la formalisation progressive de sa méthode à travers l’écriture et la recherche.


 

L’animation socio-éducatif et socioculturel, une vocation pour Ibrahima 

Si l’on demande aujourd’hui à Ibrahima KONE pourquoi il danse, la réponse est simple : pour apporter sa contribution à la construction socio-collective.

Il n’a pas cherché à s’engager « dans le social » au sens d’un choix ou d’une orientation. Sa pratique de la danse l’y a conduit de manière logique, presque évidente, comme une suite naturelle à sa manière d’être au monde et de se relier aux autres.

La danse est devenue son outil de travail : un moyen de créer du lien, de soutenir des dynamiques humaines et de participer, à son échelle, à la construction d’une société plus attentive aux relations et aux personnes.

Ce n’est qu’avec le recul, après plus de vingt années de pratique, qu’Ibrahima KONE a pris conscience que ce chemin s’inscrivait pleinement dans un champ aujourd’hui nommé « le social ». Cette prise de conscience est venue après coup, comme la mise en mots d’une logique déjà à l’œuvre.

 

Le concepteur et coordinateur de projets

Ibrahima KONE conçoit et développe des projets artistiques à visée sociale comme des dispositifs de transformation, pensés pour répondre à des réalités humaines, sociales et institutionnelles concrètes.

Son travail de conception s’appuie sur une lecture fine des contextes, des publics et des cadres d’intervention.
Il ne s’agit pas de plaquer des formats existants, mais de créer des projets sur mesure, capables d’articuler exigence artistique, accessibilité, sécurité et responsabilité collective.

Cette démarche l’amène à intervenir à toutes les étapes du projet :
de l’analyse des besoins à la structuration des dispositifs, de la coordination des partenaires à l’ajustement permanent des actions sur le terrain.

Les projets qu’il développe s’inscrivent dans une logique de continuité et de cohérence, donnant naissance à des concepts structurants tels que « A.C.T. – Art pour Chacun et pour Tous », D.R.E.M.E. ou D.R.E.P.A., conçus comme des réponses durables aux enjeux d’inclusion, de bien-être et de lien social.

 

Projet « A.C.T. à l’école » – (2015-2016)

 

Projet « A.C.T. contre VIH » – (2016-2022)

 

Projet « A.C.T. au foyer – (2016-2022)

 

La danse, un outil d’épanouissement et d’intégration

En 2018, Ibrahima KONE accompagne, par la danse, « Collette », une femme aveugle de 80 ans, désireuse de retrouver la joie de vivre après un parcours personnel difficile.

Au terme de douze séances de trente minutes, elle parvient à exprimer de manière autonome son plaisir d’être et de se mouvoir, à travers une chorégraphie structurée de quatre minutes.

Cette expérience illustre la capacité de la danse à devenir un outil d’épanouissement, d’expression et de valorisation, indépendamment de l’âge ou des limitations.

 


 

Décalé Koné

 

 

Un chorégraphe décalé malgré tout

Chorégraphe, Ibrahima KONE revendique une approche libre et assumée du mouvement. « »
Il ne pratique pas une danse : il pratique la danse, dans ce qu’elle a de plus essentiel.

Sa démarche repose sur le refus de censurer le mouvement du corps au nom de styles, de techniques ou de catégories.
S’allonger, se relever, sauter ou chuter relèvent d’un même élan, sans se demander à quelle danse ces gestes appartiennent.

Ce regard, parfois perçu comme « décalé », n’est pas une posture de confrontation, mais l’affirmation tranquille d’une liberté de création.
Cette liberté, il la prolonge dans les ateliers qu’il anime, en laissant à chacun la possibilité d’explorer son propre mouvement.

 

La danse, un outil de construction humaine et sociale

Pour Ibrahima KONE, la danse est avant tout le mouvement légitime du corps, tel qu’il se manifeste, avec son histoire, ses capacités et ses singularités.

Son approche de l’enseignement et de l’apprentissage de la danse ne vise ni la restriction ni la normalisation du mouvement, mais son accompagnement dans un cadre sécurisant, respectueux et accessible à tous.

La posture d’horizontalité, au cœur de la stratégie du sac vide, constitue un outil fondamental de cette démarche : l’intervenant se positionne comme garant du cadre, facilitateur des conditions permettant à chacun d’explorer, d’habiter et de structurer son propre mouvement.

La danse devient ainsi un outil de construction humaine et sociale, favorisant l’expression, la relation et la reconnaissance des singularités, sans objectif de performance ni de conformité.

 

Compétences et expérience avant les titres

Décalé Koné

Je me suis construit professionnellement à partir de l’expérience de terrain et de l’engagement concret auprès des publics, bien avant toute reconnaissance académique.

J’ai fait le choix de fonder ma légitimité non sur l’affichage de titres ou de diplômes, mais sur l’usage réel de mes compétences, mises au service des personnes, des collectifs et des projets que j’accompagne.

Cette posture traduit pour moi une volonté de contribution plutôt que de démonstration : agir, m’adapter, prendre mes responsabilités et transmettre à partir de situations réelles.

Les compétences que j’ai acquises et éprouvées dans l’action constituent aujourd’hui le socle de mon engagement professionnel, dans une logique de responsabilité, de transmission et de construction collective.

 


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Savoir plus en cliquant sur :.

                   Le Chorégraphe                                   l’Enseignant              Décalé Koné            Photo2014-12-04-14h20m13s209-248x300


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Contre l’élitisme excluant

Au fil de son parcours artistique et professionnel, Ibrahima KONE a été témoin de nombreuses situations d’exclusion, parfois explicites, parfois plus diffuses, liées à des logiques d’élitisme dans l’accès à l’art et à la pratique artistique.
Certaines de ces exclusions, il les a également vécues lui-même.

Ces expériences ont progressivement nourri une réflexion socio-philosophique sur la place de l’art dans la société et sur les mécanismes, souvent invisibles, qui conduisent à en réserver l’accès à quelques-uns, au détriment du plus grand nombre.

C’est dans ce contexte qu’est né le concept « A.C.T. » – Art pour Chacun et pour Tous.
Il repose sur un principe fondamental : personne ne doit être exclu de l’art, quels que soient son parcours, ses capacités, son âge, son origine ou son rapport aux codes culturels dominants.

Pour Ibrahima KONE, l’art ne doit pas être un espace de distinction ou de hiérarchisation des personnes, mais un lieu de rencontre, de partage et de reconnaissance, où chacun peut trouver une place légitime.
Cette conviction guide l’ensemble de sa démarche artistique, pédagogique et professionnelle.