Ibrahima KONE
IBRAHIMA KONE – PRESENTATION GENERALE
– Animateur socio-éducatif et socioculturel
– Concepteur/développeur de projets


Ibrahima KONE exerce aujourd’hui comme animateur socio-éducatif et socioculturel, en s’appuyant sur le corps, le mouvement et la pratique artistique comme supports de relation, d’expression et de médiation.
Cette fonction ne résulte pas d’un choix initial, mais d’un cheminement logique, construit au fil des expériences de terrain et des contextes humains traversés.
Sa pratique de la danse l’a progressivement conduit à intervenir auprès de publics variés, là où le lien, la présence et la relation devenaient des enjeux centraux.
Son approche repose sur une connaissance fine du terrain et sur une attention constante portée aux cadres d’intervention.
Il veille à créer des espaces sécurisants, accessibles et respectueux, favorisant l’expression, la participation et la construction collective.
– L’animation socio-éducatif et socioculturel, une vocation pour Ibrahima
Si l’on demande aujourd’hui à Ibrahima KONE pourquoi il danse, la réponse est simple : pour apporter sa contribution à la construction socio-collective.
Il n’a pas cherché à s’engager « dans le social » au sens d’un choix ou d’une orientation. Sa pratique de la danse l’y a conduit de manière logique, presque évidente, comme une suite naturelle à sa manière d’être au monde et de se relier aux autres.
La danse est devenue son outil de travail : un moyen de créer du lien, de soutenir des dynamiques humaines et de participer, à son échelle, à la construction d’une société plus attentive aux relations et aux personnes.
Ce n’est qu’avec le recul, après plus de vingt années de pratique, qu’Ibrahima KONE a pris conscience que ce chemin s’inscrivait pleinement dans un champ aujourd’hui nommé « le social ». Cette prise de conscience est venue après coup, comme la mise en mots d’une logique déjà à l’œuvre.
– Le concepteur et coordinateur de projets
Ibrahima KONE conçoit et développe des projets artistiques à visée sociale comme des dispositifs de transformation, pensés pour répondre à des réalités humaines, sociales et institutionnelles concrètes.
Son travail de conception s’appuie sur une lecture fine des contextes, des publics et des cadres d’intervention.
Il ne s’agit pas de plaquer des formats existants, mais de créer des projets sur mesure, capables d’articuler exigence artistique, accessibilité, sécurité et responsabilité collective.
Cette démarche l’amène à intervenir à toutes les étapes du projet :
de l’analyse des besoins à la structuration des dispositifs, de la coordination des partenaires à l’ajustement permanent des actions sur le terrain.
Les projets qu’il développe s’inscrivent dans une logique de continuité et de cohérence, donnant naissance à des concepts structurants tels que « A.C.T. – Art pour Chacun et pour Tous », D.R.E.M.E. ou D.R.E.P.A., conçus comme des réponses durables aux enjeux d’inclusion, de bien-être et de lien social.
Projet « A.C.T. à l’école » – (2015-2016)
Projet « A.C.T. contre VIH » – (2016-2022)
Projet « A.C.T. au foyer – (2016-2022)
La danse, un outil d’épanouissement et d’intégration
En 2018, Ibrahima KONE accompagne, par la danse, « Collette », une femme aveugle de 80 ans, désireuse de retrouver la joie de vivre après un parcours personnel difficile.
Au terme de douze séances de trente minutes, elle parvient à exprimer de manière autonome son plaisir d’être et de se mouvoir, à travers une chorégraphie structurée de quatre minutes.
Cette expérience illustre la capacité de la danse à devenir un outil d’épanouissement, d’expression et de valorisation, indépendamment de l’âge ou des limitations.

– Un chorégraphe décalé malgré tout
Chorégraphe, Ibrahima KONE revendique une approche libre et assumée du mouvement. « »
Il ne pratique pas une danse : il pratique la danse, dans ce qu’elle a de plus essentiel.
Sa démarche repose sur le refus de censurer le mouvement du corps au nom de styles, de techniques ou de catégories.
S’allonger, se relever, sauter ou chuter relèvent d’un même élan, sans se demander à quelle danse ces gestes appartiennent.
Ce regard, parfois perçu comme « décalé », n’est pas une posture de confrontation, mais l’affirmation tranquille d’une liberté de création.
Cette liberté, il la prolonge dans les ateliers qu’il anime, en laissant à chacun la possibilité d’explorer son propre mouvement.
La danse, un outil de construction humaine et sociale
Pour Ibrahima KONE, la danse est avant tout le mouvement légitime du corps, tel qu’il se manifeste, avec son histoire, ses capacités et ses singularités.
Son approche de l’enseignement et de l’apprentissage de la danse ne vise ni la restriction ni la normalisation du mouvement, mais son accompagnement dans un cadre sécurisant, respectueux et accessible à tous.
La posture d’horizontalité, au cœur de la stratégie du sac vide, constitue un outil fondamental de cette démarche : l’intervenant se positionne comme garant du cadre, facilitateur des conditions permettant à chacun d’explorer, d’habiter et de structurer son propre mouvement.
La danse devient ainsi un outil de construction humaine et sociale, favorisant l’expression, la relation et la reconnaissance des singularités, sans objectif de performance ni de conformité.
Compétences et expérience avant les titres

Je me suis construit professionnellement à partir de l’expérience de terrain et de l’engagement concret auprès des publics, bien avant toute reconnaissance académique.
J’ai fait le choix de fonder ma légitimité non sur l’affichage de titres ou de diplômes, mais sur l’usage réel de mes compétences, mises au service des personnes, des collectifs et des projets que j’accompagne.
Cette posture traduit pour moi une volonté de contribution plutôt que de démonstration : agir, m’adapter, prendre mes responsabilités et transmettre à partir de situations réelles.
Les compétences que j’ai acquises et éprouvées dans l’action constituent aujourd’hui le socle de mon engagement professionnel, dans une logique de responsabilité, de transmission et de construction collective.
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Le Chorégraphe l’Enseignant

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Contre l’élitisme excluant
Au fil de son parcours artistique et professionnel, Ibrahima KONE a été témoin de nombreuses situations d’exclusion, parfois explicites, parfois plus diffuses, liées à des logiques d’élitisme dans l’accès à l’art et à la pratique artistique.
Certaines de ces exclusions, il les a également vécues lui-même.
Ces expériences ont progressivement nourri une réflexion socio-philosophique sur la place de l’art dans la société et sur les mécanismes, souvent invisibles, qui conduisent à en réserver l’accès à quelques-uns, au détriment du plus grand nombre.
C’est dans ce contexte qu’est né le concept « A.C.T. » – Art pour Chacun et pour Tous.
Il repose sur un principe fondamental : personne ne doit être exclu de l’art, quels que soient son parcours, ses capacités, son âge, son origine ou son rapport aux codes culturels dominants.
Pour Ibrahima KONE, l’art ne doit pas être un espace de distinction ou de hiérarchisation des personnes, mais un lieu de rencontre, de partage et de reconnaissance, où chacun peut trouver une place légitime.
Cette conviction guide l’ensemble de sa démarche artistique, pédagogique et professionnelle.
